Regard sur le parcours de Greta Thunberg – Échantillon d’actualité


À quoi bon étudier, apprendre, enseigner, travailler, aimer, si c’est pour vivre dans un monde dévasté ? On doit au moins essayer de faire connaître la vérité.

Telles sont les paroles de Greta Thunberg née le 3 janvier 2003 à Stockholm, en Suède. Son visage est connu de tous, tout comme ses convictions. Alors qu’elle n’était qu’une enfant, elle a décidé d’agir pour le climat, de réclamer plus d’actions contre le réchauffement climatique.

Elle a très tôt pris conscience de l’ampleur du problème et pense :

On ne peut pas continuer à raconter seulement les histoires joyeuses et pleines d’espoir. Nous devons faire quelque chose maintenant, parce que demain, il sera peut-être trop tard.

Premier mouvement de grève

Avec une pancarte disant « Grève scolaire pour le climat », Greta Thunberg a commencé à s’asseoir toute seule devant le Parlement suédois, un jour par semaine, durant plusieurs mois. Elle a expliqué que c’est une manière de faire entendre sa voix.

Elle sensibilise également les internautes sur les réseaux sociaux.

Greta Thunberg

Des manifestations ont alors eu lieu dans différents pays tels que l’Allemagne, le Danemark, la France, l’Australie, la Finlande, le Luxembourg, la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas.

L’activiste pour le climat est en peu de temps devenue une star mondiale avec qui les passants souhaitent prendre un selfie. Malgré sa notoriété subite, elle fait partie des meilleurs élèves de sa classe.

Ses divers prix et interviews

Pour 2018, elle figure dans la liste des 25 jeunes les plus influents dans le monde, au même classement que le footballeur français Kylian Mbappé. Au mois de mai, elle a ensuite été nommée pour le titre héros de l’environnement du WWF Suède. Quelques mois après, la Suédoise a obtenu une bourse d’études Fryshus. Dans son pays, elle a également été désignée femme de l’année.

En Pologne, lors de la COP24, l’activiste suédoise a tenu un discours cru, destiné aux chefs d’État, qui a très vite fait le tour du monde. Le 3 décembre 2018, elle a rencontré Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, à l’ouverture de cette conférence. Le 21 février dernier, elle a même gagné le prix Liberté 2019. Le lendemain, elle a été reçue par Emmanuel Macron à l’Élysée.

Greta Thunberg affirme :

J’ai décidé de m’impliquer dans ce mouvement et je ferai tout ce que je peux pour qu’il réussisse.

De nombreuses personnalités ont témoigné leur admiration devant tant de détermination. Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, l’a par exemple félicitée en lui disant :

Je te soutiens et je t’admire. Je suis de ton côté.

Cependant, la militante écologiste a également fait l’objet d’un grand nombre de critiques.

Les propos haineux à son encontre

Le mardi 21 juillet, elle a été invitée à l’Assemblée nationale pour participer à un débat sur le réchauffement climatique, avec plus d’une centaine de députés. Certains d’entre eux n’ont pas apprécié sa présence.

La députée LREM Bénédicte Peyrol a tweeté :

Pourrait-on mettre autant à l’honneur les scientifiques, les personnes qui agissent depuis des années pour la planète. Utiliser le manichéisme du bien contre le mal est bien trop simple pour agir dans un monde complexe.

Quant à Jean-Louis Thieriot, député LR de Seine-et-Marne, il a affirmé :

Non à l’infantilisation obscurantiste, la moraline et la terreur par la peur. Avec Greta Thunberg comme invitée d’honneur, l’Assemblée se couvre de ridicule.

Le philosophe Pascal Bruckner, lui, accuse même Greta Thunberg d’afficher sa maladie comme « titre de noblesse ». En effet, elle est autiste de naissance. Elle est non seulement atteinte du syndrome d’Asperger mais également de troubles obsessionnels compulsifs. Cependant, elle estime :

Ce handicap est un don qui pousse à porter son combat.

Selon le cofondateur de Doctissimo et chirurgien-urologue Laurent Alexandre, Greta Thunberg est un véritable produit marketing dont le message ne ferait qu’aggraver le réchauffement climatique. Il a expliqué :

Il faut protéger Greta, une victime manipulée. Nous devons en revanche combattre les idées qu’elle véhicule.

Il a également précisé :

Il vaut mieux éviter ses discours simplistes. L’écologie a surtout besoin de savants.

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